Les bâtiments de la Rue Réaumur, dont la construction fut une véritable prouesse technique (la première tranche fut
construite en moins de six mois, Monsieur Gobert-Martin ayant eu l'idée très avant-gardiste de faire construire les grues nécessaires à l'élévation du bâtiment sur des rails), sont actuellement transformés en bureau.
La très belle horloge située à l'angle des rue Réaumur et Saint-Denis, réalisée en 1897 à l'aide de mosaïque polychrome, a été recemment restaurée sous la direction de son neveu Philippe
Secordel-Martin.
Derrière la baie vitrée du 4ème étage située à l'angle des rues Dussoubs et Réaumur se trouvait le salon des appartements privés des époux Gobert-Martin qui veillaient en permanence à la bonne
marche de l'entreprise.
Par Jean-Philippe Secordel-Martin
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Dimanche 18 novembre 2007
Afin de livrer au plus vite les clients de la région parisienne, dès le début du XXème siècle, les magasins disposaient d'une flotte de
véhicules de livraison (ici une fourgonnette Renault).
Par Jean-Philippe Secordel-Martin
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Dimanche 18 novembre 2007
En plus de ses succursales de Briey, Metz et Nancy, les magasins Réaumur disposaient de différents points de vente à travers
l'hexagone.
Au Havre (Seine Inférieure), Madame Gobert-Martin avait confié le soin de distribuer ses articles d'habillement à ses cousins, Monsieur et Madame Noël.
Par Jean-Philippe Secordel-Martin
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Dimanche 18 novembre 2007
Sur ce feuillet de 1909, les magasins présentent différents articles à prix réduits. Les "réclames", instituées de façon régulière par la
direction des magasins, connaissaient un véritable succès et permettaient, à la clientèle de province, de profiter d'offres exceptionnelles sans avoir à se déplacer sur la
capitale.
Par Jean-Philippe Secordel-Martin
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Dimanche 18 novembre 2007
Les évènements de Mai 1936 n'eurent que peu d'influence sur la bonne marche des magasins. Une famille élégante et souriante illustre la
couverture du catalogue couleur de l'Eté.
Par Jean-Philippe Secordel-Martin
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Dimanche 18 novembre 2007
Sur cette page du catalogue Hiver 1922-1923, les magasins présentent un échantillon des différents chapeaux disponibles par
correspondance.
Les prix très étudiés n'empêchent cependant pas aux modèles de manquer d'une élégance très parisienne.
Par Jean-Philippe Secordel-Martin
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Dimanche 18 novembre 2007
Les planches d'échantillons de tissus systématiquement annexées aux catalogues permettaient de juger de la qualité et de découvrir les
nuances des tissus utilisés par les ateliers ou vendus par les magasins "A Réaumur"
L'envoi de ces dernières, instauré dès la fin du XIXème siècle sur l'initiative de Monsieur Gobert-Martin, fut rapidement imité par
la concurrence ...
Par Jean-Philippe Secordel-Martin
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Mercredi 26 décembre 2007
Né en 1848 à
Pouilly sur Meuse (Lorraine), dans une famille de propriétaires fonciers (cousins éloignés des célèbres barons Jacques-Nicolas et Napoléon Gobert), Jean-Baptiste Gobert s'expatria très jeune
en Belgique où, à l'instar de Thiery Aîné, il réussit dans le commerce de la draperie et de la confection après s'être associé avec Pierre Labbé. En 1877, il épousa Lucia Martin, fille de Monsieur
Félix Martin de Morfontaine (1832 - 1909), directeur des grands magasins Thiéry de Bruxelles, de Mons et de Saint-Ghislain (dont la deuxième fille épousa Monsieur Jean Secordel, directeur de
l'Epicerie Centrale de Bruxelles).
Suite à la décision de Monsieur Esders, qui venait d'ouvrir un magasin sur Paris, de ne plus s'approvisionner chez les Labbé-Gobert (malgré leurs participations à sa réussite en
Autriche, en Belgique et aux Pays-Bas), Jean-Baptiste décida d'ouvrir un grand magasin sur Paris où il appliqua les principes du Baron Thiéry.
La construction de la première tranche des magasins débuta en 1896. Elle obligea l'acquisition et la démolition d'un pâté de maison situé en plein Paris, dans la rue Réaumur dont le percement
venait d'être achevé. Les travaux furent menés tambour battant, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Six mois plus tard, le magasin fût inauguré par le Président Félix Faure.
Les magasins connurent une réussite des plus fulgurantes. Les week-ends, les huissiers étaient obligés de fermer les portes des magasins dans la demi-heure qui suivait l'ouverture, à cause de la
forte affluence (pour des raisons évidentes de sécurité). Certains jours, les clients faisaient même la queue devant les magasins bien avant l'ouverture !
Fidèle à la devise de la maison, Monsieur Gobert-Martin veillait personnellement à la bonne tenue de l'établissement qui vendait des vêtements de qualité à des prix des plus attactifs. Le
personnel, trié sur le volet, était d'une compétence et d'une amabilité exemplaire. Il était principalement encadré par des lorrains dont les qualités commerciales avaient fait leurs preuves
en Belgique.
Industriel particulièrement avant-gardiste, philanthrope et homme de bien, Jean-Baptiste Gobert-Martin reçut la Légion d'Honneur, le Mérite Agricole et de nombreuses décorations étrangères.
Egalement propriétaire d'un magasin de nouveauté à Verviers, il fut nommé Officier de l'Ordre de Léopold II par le Roi Albert de Belgique. Il décéda en 1921 en laissant la direction des magasins à
son épouse Lucia.
Par Jean-Philippe Secordel-Martin
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